ezBtc, une plateforme d'échange de cryptomonnaies canadienne fondée par David Smillie (PDG d'ezBtc), aurait dérobé 9.5 millions de dollars (environ 13 millions de dollars canadiens) à ses clients. Le fondateur d'ezBtc aurait notamment détourné environ un tiers des cryptomonnaies investies par ses clients sur la plateforme et aurait gaspillé ces fonds de manière choquante dans les jeux d'argent.
L'organisme de réglementation canadien, la Commission des valeurs mobilières de la Colombie-Britannique (BCSC), a mis en place une commission d'enquête pour enquêter sur ces allégations. L'organisme d'interrogatoire a conclu qu'ezBtc avait détourné les fonds de ses utilisateurs à des fins personnelles, notamment pour des jeux d'argent.
Les conclusions de l'enquête révèlent une mauvaise gestion des fonds par le PDG d'ezBTC
ezBtc a lancé ses opérations de trading de cryptomonnaies en 2016 et a prospéré pendant trois ans. De sa création à mi-2019, ezBtc a accumulé plus de 2 000 BTC et plusieurs centaines d’ETH grâce aux cryptoactifs de ses utilisateurs. Vers mi-2019, la plateforme a été fermée, affirmant que les actifs investis par ses clients étaient en sécurité dans un stockage à froid. En 2022, la plateforme ezBtc a fermé ses portes et est restée inactive jusqu’à ce jour.
De plus, les conclusions de l'enquête révèlent qu'une part importante des actifs accumulés par les investisseurs a été transférée vers les comptes de David Smillie et des sites de jeux d'argent réputés, notamment CloudBet et FortuneJack. Les fonds étaient transférés directement de la plateforme ezBtc vers ces sites. À d'autres moments, les comptes d'échange du PDG les recevaient avant d'être transférés vers les plateformes de jeux d'argent. Alors que les transferts de jetons se poursuivaient, les utilisateurs d'ezBtc restaient bloqués, incapables d'accéder à leurs actifs stockés en « froid ».
Punitions possibles
Les conclusions de l'audience du 7 août ont clairement démontré qu'ezBtc et son fondateur, David Smallie, avaient commis une fraude, enfreignant ainsi la loi de 1996 sur les valeurs mobilières de la BCSC. Il est à noter que le PDG était absent, mais représenté par son avocat, Cody Reedman.
À l'issue de l'audience, le panel a établi un calendrier pour d'éventuelles sanctions contre ezBTC, qui devrait être finalisé le 24 septembre. Pour rappel, ces sanctions entraîneraient des amendes sur la plateforme, une interdiction pure et simple des opérations sur le marché ou toute autre conséquence jugée appropriée par le panel de la BCSC.
