Metaplanet Inc. examine si elle peut être classée comme société d'investissement étrangère passive (PFIC) en vertu de la législation fiscale américaine pour l'année fiscale 2025, une classification qui pourrait avoir un impact sur les obligations fiscales de ses actionnaires américains.
La société d'investissement basée à Tokyo a révélé cette classification potentielle dans une déclaration de son PDG, Simon Gerovich, précisant qu'elle consultait des conseillers fiscaux pour évaluer son statut et guider les investisseurs américains en conséquence.
La désignation de PFIC repose sur des seuils spécifiques liés aux revenus et actifs passifs. Si 75 % ou plus des revenus d'une entreprise sont considérés comme passifs, ou si 50 % ou plus de ses actifs produisent ou sont détenus à cette fin, l'entreprise peut être considérée comme une PFIC selon les règles de l'Internal Revenue Service (IRS).
À l'attention de nos actionnaires américains : Metaplanet évalue actuellement si elle peut être qualifiée de société d'investissement étrangère passive (PFIC). Nous serons considérés comme une PFIC pour un exercice fiscal donné si 75 % ou plus de nos revenus pour cet exercice sont des revenus passifs, ou 50 %…
– Simon Gerovitch (@gerovitch) Le 10 juin 2025
Les revenus actifs devraient dominer, mais l'incertitude demeure
Gerovich a déclaré que Metaplanet s'attend à ce que la plupart de ses revenus pour 2025 soient qualifiés d'actifs selon les définitions de l'IRS, principalement en raison des bénéfices provenant du trading d'options dans sa ligne d'activité Bitcoin Income Generation et des revenus de ses opérations hôtelières.
Il a également noté qu'une part substantielle des actifs de la société, y compris le goodwill induit par sa capitalisation boursière, pourrait être classée comme active plutôt que passive. Malgré cette attente, Metaplanet a reconnu la complexité et l'ambiguïté des règles relatives aux PFIC, soulignant que l'IRS pourrait parvenir à une conclusion différente.
Orientations sur les élections des actionnaires à venir
Afin d'atténuer les conséquences fiscales potentielles, la société évalue la possibilité de fournir aux actionnaires les informations nécessaires à l'exercice du droit de vote pour un fonds électif qualifié (QEF). Ce droit permet aux investisseurs américains de déclarer annuellement leur part des revenus d'un PFIC, sans subir de pénalités fiscales sur les distributions ou les ventes d'actions.
En cas d'option QEF, les actionnaires devront généralement inclure leur part des bénéfices annuels de Metaplanet dans leur revenu imposable. Ces bénéfices n'incluront pas les plus-values latentes sur les avoirs en Bitcoin de la société.
Metaplanet s'est engagé à publier de nouvelles orientations prochainement. Les actionnaires américains ont été invités à consulter leurs conseillers fiscaux respectifs afin de comprendre les implications d'une éventuelle classification PFIC.
